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Nickel

Jean Marc Dalpé, Brigitte Haentjens

Date : Mai 1984
Genre : Théâtre
Collection : Théâtre
En numérique seulement

1932. Une histoire d’amour sur fond de mines, qui se penche sur les problèmes auxquels font face les mineurs de Sudbury pendant la crise des années trente. En fait, cette pièce fait la lumière sur tout un mode de vie où la mort occupe un rôle de premier plan dans la vie de divers groupes ethniques aux prises avec la réalité minière. Nickel a été produite par le Théâtre du Nouvel-Ontario à Sudbury en 1984. «Ce drame d’amour et de mines se vit dans les événements quotidiens de Sudbury et les coutumes de tous ces étrangers. Point de juxtaposition, mais fusion. L’unité de la pièce s’impose alors dans toute sa beauté structurelle» (Le Droit)

Auteur

Jean Marc Dalpé

Comédien, poète, romancier, dramaturge, traducteur et scénariste, Jean Marc Dalpé est né en 1957, à Ottawa. Il cofonde le Théâtre de la Vieille 17 (Rockland, Ontario) en 1979. En 1982, il s’installe à Sudbury et se joint à l’équipe du Théâtre du Nouvel-Ontario, où il développe une fructueuse collaboration avec Brigitte Haentjens. Sa production des décennies 1980-1990 contribue au renouvellement et à l’essor de la littérature franco-ontarienne. Établi à Montréal depuis 1989, où il a notamment enseigné à l’École nationale de théâtre, l’infatigable Dalpé écrit des pièces originales et réalise des traductions/adaptations qui prennent régulièrement l’affiche sur les scènes du Québec et de l’Ontario français.

Jean Marc Dalpé se place au rang des grands écrivains de notre époque. Il a remporté trois prix du Gouverneur général, le plus prestigieux prix littéraire au Canada : le premier pour sa pièce Le chien; viennent ensuite le recueil de pièces Il n’y a que l’amour et le roman Un vent se lève qui éparpille. Il est récipiendaire du prix du Nouvel-Ontario et de l’Ordre des francophones d’Amérique. Son œuvre publiée est considérable, et compte quantité de pièces, trois recueils de poésie, des traductions – de Shakespeare, Joyce, Mansel Robinson, Tomson Highway – et un roman.

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Brigitte Haentjens

Metteure en scène d’avant-garde, Brigitte Haentjens fréquente l’école de mime de Lecoq, puis immigre en Ontario en 1977. Directrice artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario à Sudbury de 1982 à 1990, Brigitte y laisse sa marque avec, entre autres, sa mise en scène de la pièce Le chien (1988) de Jean-Marc Dalpé.

Arrivée à Montréal, elle assure la direction artistique de la Nouvelle Compagnie Théâtrale (aujourd’hui le Théâtre Denise-Pelletier) jusqu’en 1994, puis fonde sa propre compagnie, Sibyllines. Intéressée par les textes antiques Électre (2000) et Antigone, (2002) de Sophocle - Brigitte Haentjens préfère toutefois les auteurs contemporains - Beckett, Koltès, Müller. Son Caligula (1993) d’Albert Camus évoquait la politique contemporaine et l’univers des conseils d’administration de la haute finance. À travers sa lecture subjective des textes, fréquemment marquée par la psychanalyse, elle explore particulièrement les failles secrètes de l’identité féminine, les jeux entre le pouvoir et le sexuel ainsi que la zone où se rejoignent les mythes et l’inconscient.

En théâtre, elle a publié plusieurs pièces en collaboration notamment avec Jean Marc Dalpé. Elle signe quelques récits poétiques dont D’éclats de peines, Blanchie et Une femme comblée.

Brigitte Haentjens est lauréate du prestigieux prix Siminovitch Théâtre (mise en scène) 2007.

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