Vient de paraître : Joe LaFlamme. L'indomptable dompteur de loups

Joe Laflammesuzanne charron_brSUZANNE F. CHARRON

Joe LaFlamme. L’indomptable dompteur de loups

 

Joe LaFlamme (1889-1965) s’est fait connaître dans les années 1920 et 1930 alors qu’il guidait son traîneau tiré par des loups au milieu de foules qui se pressaient de tous côtés, tantôt dans les rues de Sudbury, de Toronto, Montréal, Boston, Chicago et New York (sur Broadway, rien de moins !).

« L’homme aux loups », comme on l’appelait, deviendra plus tard « l’homme aux orignaux ». Celui qui savait communiquer avec les animaux sauvages a vécu 30 ans à Gogama, petit village du Nord de l’Ontario. Personnage haut en couleur, show man qui aimait impressionner, il aura été tour à tour dresseur de chiens, puis dompteur de loups, d’orignaux et d’ours. Petit contrebandier d’alcool, il se sera trouvé en cour à plus d’une reprise. Mais l’ancien policier de Montréal avait plus d’un tour dans son sac et il aura défendu, souvent avec succès, sa propre cause devant les tribunaux.

Suzanne F. Charron, au terme d’une recherche exhaustive, a pu reconstituer la vie fascinante de ce personnage extraordinaire. La biographie qui lui est consacrée comprend plus d’une quarantaine de photographies.

« [I]l est l’incarnation authentique d’une vérité admirable. Le Nouvel-Ontario a été un pays assez sauvagement grand et libre pour façonner un homme comme lui. »
Normand Renaud, préfacier

AUTEURE

SUZANNE F. CHARRON a œuvré plus de 15 ans dans le domaine des communications en plus de travailler dans l’enseignement, l’administration et le journalisme. Joe LaFlamme. L’indomptable dompteur de loups est son premier ouvrage.

Théâtre • 321 pages

Papier • ISBN 978-2-89423-298-9 • 26,95 $
PDF • ISBN 978-2-89423-712-0 • 19,99 $
ePub • ISBN 978-2-89423-863-9 •19,99 $

Ce livre est disponible en formats papier et électronique.

10 Responses to “Vient de paraître : Joe LaFlamme. L'indomptable dompteur de loups”

  1. Maryse Azzaria dit:

    Bonjour Madame Charron,

    Mon frère et moi avons connu Joe Laflamme quand nous vivions à Gogama dans les années quarante où notre père était gérant du magasin de la Hudson’s Ba Company; j’avais 6, 7 ans à l’époque, mais je ne peux oublier ce personnage; mon souvenir est moins flatteur que ce que je lis dans cette présentation.

  2. Michel Frankland dit:

    Je copie ici la lettre que je viens d’écrire à La Presse sur Jos Laflamme. J’ai bien connu Jos Laflamme

    Votre édition du 3 janvier comporte un article sur Joe Laflamme. J’ai bien connu ce bandit. Nous vivions alors à Gogama, Ontario. Mon père était gérant du magasin de la Hudsons’s Bay. Jos Laflamme demeurait en face du magasin. Il vivait avec son frère, que tout le monde appelait «le sourd». Oui, Jos Laflamme avait attelé des loups. Il menait aussi un mauvais parti au curé, dont l’église était en angle avec sa demeure et le magasin. C’était une force de la nature, grand et bien bâti. Instinctif. Et athée, ce qui était rare en ces lieux. Le sourd était de même fabrique. Jos était conjoint d’une française, dont le masochisme provoquant finissait par une punition «enflammée» : Jos et le sourd la maintenaient quelques instants, à poil, sur le poêle. Elle traversait alors la rue et entrait, nue comme un ver, dans le magasin de mon père faisant étalage de son arrière-train fumant : «Ils m’ont torturée ! Ils m’ont torturée». Les quelques indiennes qui allaitaient leur enfant dans un coin du magasin arrêtaient, le temps du spectacle.

    Le sourd était un «bootlegger», un fabriquant d’alcool qu’il écoulait pratiquement sur la place publique. Il se défendait : «Je vends pas de boisson, j’en échange pour de l’argent.»

    Il n’y avait pas d’auto, parce que la seule communication avec l’extérieur était le train. L’hiver, Les gens marchaient ou attelaient leur chien ou leur cheval. J’attelais mon chien pour aller à l’école. Une fois rendu, je lui disais : «Billy, magasin !» Billy allait à l’arrière du magasin, où mon père ou un employé l’attachait. Vers la fin des classes, mon père détachait mon chien. «Billy, school !» Le chien était au rendez-vous.

    Jos était l’éminence grise du village. Tout le monde filait doux devant lui. Jos «empruntait» de l’argent qu’il ne remettait évidemment pas. Les policiers de Sudbury cherchaient à coincer ce bandit connu de toute la région. Mais il avait réussi à faire chanter un juge de Sudbury, qui s’arrangeait pour recevoir sa cause. Or, un jour que le juge est en vacances, les policiers arrêtent Jos et le juge, honnête celui-là, l’envoie en prison pour plusieurs années.

    Jos veut mettre mon père à sa main. Il lui demande de lui prêter de l’argent. Mon père, British à principe, refuse. Jos ne peut laisser passer ça. Il ne peut non plus s’en prendre physiquement à lui, la Hudson’s Bay réagirait autrement plus fort que les gens de la place ! Alors, il décide de se venger. Mon chien passant près de chez lui en allant au magasin, reçut du plomb de la carabine de Jos. Évidemment, personne n’a rien vu… J’ai trainé mon chien chez nous. Il est mort quelques semaines après.

    Les urbains de 2014 n’ont pas idée de ce monde ! Willie Rice avait attiré l’admiration. Il avait tué 14 outardes avec deux coups de 12. On parlait de Willie avec respect. Willie Rice, c’était quelqu’un ! Aujourd’hui , il serait houspillé par les gardes-chasse ou les fanas des oiseaux. Hors saison !? Les gens auraient crié à l’ingérence de la loi. Willie était quand même pas pour manquer cette occasion ! Autre souvenir : nous vivions sur le bord de la réserve. Un des indiens, une fois saoul, devenait violent envers sa nombreuse famille. Le matin, au lever, il m’est arrivé de voir sa nombreuse famille dans la cuisine : ils venaient se réfugier chez nous à l’occasion.

    Nick Tripolok vivait dans une cabane de bois un peu en retrait dans la forêt. Il avait trois ou quatre bergers allemands. Les chiens et le vieux Nick, un autre géant, décidèrent que j’étais du bon monde alors que les Charbonneau, de l’autre côté, provoquaient chez lui des sentiments négatifs «Bad People !», murmurait-il avec dédain. Retournerait-il un jour en Russie ? «NOOO ! Rôsssia will come to me !»

    Quel monde enfoui dans ma mémoire. Votre article l’a fait surgir !

  3. Rejean LaTour dit:

    acheté version ebook kindle 2014-01-04 félicitation pour ce volume interressant de faits vécu par M. LaFlamme et son entourage. Je demeure a Salaberry de Valleyfield depuis 65 ans et pour la premiere fois de cet aimant de la nature. J’ai débuté la lecture et impossible d’arreté, alors je l’ai tout simplement lu en entier. Tellement captivant et enrichissant. Merci de nous avoir fait connaitre ce coureur de bois. ouvrage splendide.

    Réjean LaTour
    Salaberry de Valleyfield, 2014-01-04

  4. Marcel Boyer dit:

    Où trouver le livre de Suzanne Charron « Joe Laflamme » à Montréal (Centre-ville)?

    • pdpcommercialisation dit:

      Bonjour M. Boyer,

      Excusez-nous pour cette réponse tardive. Le livre devrait réapparaître en librairie cette semaine, car nous avons procédé à une réimpression. Renaud-Bray a commandé plusieurs exemplaires. Si vous préférez les petites librairies, au centre-ville vous avez Zone Libre (Sainte-Catherine), la Coop UQAM (dans l’UQAM), Le Parchemin (Metro Berri).

      Merci de votre intérêt,

      Prise de parole

  5. cel7ne dit:

    Je suis teloement contente que lont parle de mon onclre etant donne que toute ma famille est decede sa ma fait chaud au coeyr jai bien hate de lire ce livre … merci bcp

  6. Colin Caroit dit:

    Je reviens de Gogama pour travailler et jai habité la maison de Joe. On m’avait dit que m. Laflamme était tout un personnage mais la je commence a comprendre un peut mieux… je vais aller voir chez renaud bray si une copie est tjrs disponible.

Laisser un commentaire