Vient de paraître: Mattawa. À contre-courant

COMMUNIQUÉ

Sudbury, le 28 février 2012

BENOÎT CAZABON Mattawa. À contre-courant

Mattawa, 1889. Le Dr Caseneuve y arrive alors que la ville est toute jeune, peu après les poseurs de rails qui travaillent à ouvrir le Canada vers l’Ouest. La communauté naissante est animée par le va-et-vient continuel des chariots quittant la gare, des remorques portant des planches. Venu du Québec pour installer les services hospitaliers, le jeune médecin est étonné de soigner des blessures qui résultent trop souvent d’accidents du travail, ahuri de constater les conditions peu hygiéniques qui prévalent dans les chantiers, déçu de voir de pauvres bougres se battre pour un rien.

Dans ce décor pourtant bien merveilleux — le Mattawa de la « rencontre des eaux » —, le Dr Caseneuve ne se sent pas chez lui. Il noircit les pages de son carnet, y notant la mainmise des «company » sur leur « companytown », leur résistance à l’égard des citoyens qui souhaitent fonder une municipalité. Il entreprend de défendre les droits de ses concitoyens francophones et d’implanter une école de langue française. Mais il se bute contre le manque de ressources et de volonté des siens, à la résistance coriace des anglophones. Nous sommes après tout à l’époque où se prépare la promulgation de « l’infâme » Règlement XVII, qui interdira l’enseignement du français dans les écoles. Ce qui le blesse, le décourage le plus, cependant, c’est l’incompréhension de l’attachante mais mystérieuse Jasmine, une femme mariée de descendance écossaise dont il s’est épris et à qui l’importance et l’ampleur de son engagement échappent.

Le Dr Caseneuve réussira-t-il à se faire une place, à en tailler une pour les siens dans ce Mattawa naissant?

EXTRAIT

«Je veux être comme tout le monde, justement, mais en français. Être moi-même comme un autre, pas comme l’autre! Tu saisis la nuance?»

Linguiste chevronné, BENOÎT CAZABON a été professeur d’université de 1973 à 2009 et a collaboré à la fondation de plusieurs centres de recherches et instituts de l’Ontario français. Dans ce premier roman, il dresse avec justesse le portrait d’une des premières municipalités du Nouvel-Ontario. Sur un fond bien documenté, il explore le sens des identités et des appartenances à une époque où les conflits s’intensifient entre francophones et anglophones.

Roman . 205 pages

Papier . ISBN 978-2-89423-263-7 . 21,95 $

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

Québec . Ginette Beaulieu . 514.282.9962 . ginette.beaulieu2@sympatico.ca

Canada français . Sylvie Lessard . 705.675.6491 . slessard@prisedeparole.ca

2 Responses to “Vient de paraître: Mattawa. À contre-courant”

  1. Ferdinanda Van Gennip dit:

    Ce Mattawa, c’était où au juste? Nous avons pas loin de chez nous une vieille gare de chemin de fer transformée maintenant en restaurant, qui s’appelle « Mettawas Station ». Y a-t-il un lien? Ce restaurant se situe au bord du lac Erie, à Kingsville, à 45 minutes en auto d’une Eglise qui s’appelait autrefois Notre Dame du Lac, ensuite Our Lady of the Rosary Church, mais qui depuis cinq ans est fermée (toutefois désignée comme « a heritage building ». Devant cette église il y avait dans le temps du règlement 17, de grandes démonstrations… Donc, le Mattawa du roman, c’est où en Ontario?

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